Le complexe de Machin la Hernie

Ou de l'aventure paradoxale en terre de censure

Raharimanana, dramaturge et poète, interroge les rapports entre littérature africaine, censure, autocensure en tenant compte des circuits de l’édition, situés au Nord.

Ceci n’est pas un article, je préviens, on m’a demandé, en urgence, de pallier la défection de quelques amis, qui n’ont pas rendu leurs papiers à temps. J’ai dit oui, parce que pour une fois, j’ai répondu à l’appel quand le téléphone a sonné à 6h du matin (j’exagère sûrement pour l’heure, mais c’est tout comme, quand vous émergez à peine du sommeil), c’était un miracle, je ne sais pas ce qui m’était arrivé, j’ai décroché et j’ai dit oui, parce qu’il faut dire oui, quand vous décrochez le téléphone, et oui encore, quand l’ami au bout du fil semble très content de vous avoir, et encore un oui pendant qu’il parle, oui d’accord, je vais faire ce papier sur la censure. Mais le temps est trop court pour réellement entrer dans le cœur du sujet – car comme on dit, ce sujet est bien trop sérieux pour qu’on le confie à etc. J’aurai aimé parler de Mongo Beti, de Yambo Ouologem, de Cheikh Anta Diop. Des antiquités plus ou moins tamponnées “censures”, bien qu’on me dira que les livres de ce Monsieur Diop sont disponibles à Présence africaine, et ailleurs, toujours, et que les ventes n’ont jamais failli -, pourquoi donc parler de censure à propos de ce grand penseur ? Mais quelle université – française notamment -, met ses oeuvres au programme ? Ben… Aux États-Unis ! À Qu&e...

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Les images de l'article
Dieudonné Niangouna dans Machin la Hernie, texte de Sony Labou Tansi, (Revue noire Éditions), adaptation et mise en scène Jean Paul Delore
© Sean Hart - 2016
© Sean Hart - 2016
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